Les plus grandes sensations, ne
viennent-elles pas de l'iréel ?
L'iréel ou le rêve
éveillé.
La
beauté des choses naît de leur mystère,
plus que de leur esthétique, leur reflet leur donne
une dimension nouvelle, plus mystérieuse.
L'image
projetée d'un objet, sa représentation
dévoile toute sa beauté poétique, notre
impossibilité à la posséder, il n'est
plus matière, se fond dans l'esprit pôur
devenir rêve.
La
peinture silencieuse et muette, est le transfert de
l'état d'âme du peintre vers le
spectateur.
La
découverte, est obligatoirement filtrée par
l'âme avant d'être apposée sur la
toile.
L'important dans la peinture, est le choc
visuel et émotionnel qu'elle suscite, le
magnétisme qu'elle dégage et qui lie celui qui
la regarde à elle-même.
Il faut
qu'il y ait dans la peinture échange perpétuel
entre évidence et mystère, l'un et l'autre se
nourrissant réciproquement, l'un ne pouvant se
substituer à l'autre.
L'évidence est créée
par l'objet ou la figure représentée dans la
peinture, c'est la première vision.
L'insolite et l'inhabituel dans lequel cet
objet trouve sa situation engendre une seconde vision
surréaliste.
Entre
rêve et action, le surréalisme disqualifie le
monde objectif.
Il est,
en transportant l'esprit hors de l'homme, une quête de
liberté.