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Quand baignée par la lune,
Au crépuscule venu.
Simplement irréelle,
Tu étais apparue,
Assise dans la lumière
D'un été finissant.
Descendue d'un rivage
Comme venue du néant
Avec cette inconscience
Du temps fuyant
Respirait le parfum
De ta noble attitude
Etrange sentiment
Rempli d'incertitude.
Dans l'air nocturne,
La belle fugitive
Aux heures
d'hébènes,
Avait quitté la rive,
Reprenant sa beauté
Ecorchant l'âme vive.
Disparue dans l'eau claire
Sous la roche calcaire.
La beauté pure incruste,
Le tendre marbre de l'enfance
De fleurs qui font si mal,
Que les plus cruelles sentances
Sont des Fruits amers
tombés,
Aux abords des usines de
métal.
Comment retrouver ce visage
rêvé,
Si la vision estompée de la
mémoire infidèle
Ne distingue guère que les contours
imprécis,
Et les formes indignes d'une inexprimable
beauté.
Si j'étais Pygmalion, si j'avais son
destin.
J'ai beau supplier l'art qu'il vienne
à mon secours.
Mais trop loin mon destin, trahi le
désespoir.
Je ne reverrais plus la fragile
beauté.
Ainsi nous apparaît la
beauté
Irréelle et fluide,
éphémère et intense, bouleversante et
cruelle.
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